Si certains se découvrent une passion pour la vie de plein air  sur le tard, Maura, elle, entretient cette flamme depuis toute jeune. Cette Italienne, amoureuse de la France, et notamment de la Camargue, nous livre ici sa vision singulière de la vie en camping-car. Une vision en forme d’ode à la nature.


«J’étais encore au lycée quand je voyais les premiers Volkswagen transit allemands, confie Maura, dans un accent italien des plus charmants. Vous savez ceux avec le pare-brise en deux morceaux  et presque sans aménagement… Mythiques!» Cela fait bientôt trente ans que cette femme originaire de Genova, en Ligurie – découverte sur le net via son site http://www.campereavventure.it/ – savoure les joies de la vie en camping-car. Trente ans passés à arpenter les routes d’Europe et d’ailleurs, à se nourrir de belles rencontres et à se dépatouiller des tracas ordinaires de ce mode de loisirs. Trente ans de voyages inoubliables au final: comme ses deux périples dans la région d’Istanbul – « une ville de rêve »  selon Maura – ou encore ce grand tour d’Europe de l’Est où elle a silloné la Slovénie, la Hongrie, la Serbie, la Bosnie, la Macédoine et la Grèce…

L’aventure commence en fait en 1982., quand elle décide, avec son mari, d’acheter son premier camping car: « un Westfalia Volkswagen bien sûr ! » Un brin claustrophobe, Maura optera ensuite pour des capucines à l’habitacle plus vaste  (Pilote, Rimor puis l’ actuel Laika X 700). Ces camping-cars ne changent pourtant pas radicalement sa façon de voyager. Cette ancienne professeur de chimie, aujourd’hui à la retraite, a en effet toujours été une adepte de camping et de tourisme nature. «Quand j’avais 20 ans, je faisais déjà beaucoup de voyages  avec ma petite Fiat et ma tente », se souvient-elle. Amoureuse de la Provence et de la langue française, elle évoque aussi avec émotion un de ses voyages de jeunesse en France: « découvrir la Camargue en 1970 a été fondamental pour mes voyages futurs dans votre pays et ailleurs! A l’époque, c’était vraiment sauvage …un rêve!» Ses road trip ont aujourd’hui gagné en confort – notamment « grâce au chauffage et la possibilité de manger comme à la maison ». Des plus qui permettent de prendre la route toute l’année. Et qui lui ont aussi permis de continuer d’assouvir, quand sa fille est née, sa soif d’aventures. De ces périples, naîtront aussi deux passions : la  photo nature et l’observation des oiseaux. Des passions auxquelles elle s’adonne dès qu’elle en a l’occasion, souvent entre deux ballades à vélo, qui lui permettent de sortir des sentiers battus.

Maura éprouve une réelle sympathie envers le peuple des camping-caristes

Au fond, le camping-car correspond bien à l’esprit pétulant de Maura, à son besoin d’indépendance aussi. « C’est le moyen idéal pour les voyageurs solitaires assure t-elle. Avec mon mari, on aime partir sans destination ni itinéraire prédéfini, selon l’inspiration du moment et les indications des cartes routières. ». Les voyages groupés, très peu pour elle donc . « Toute compagnie est sympa et agréable, mais on risque de se compliquer la vie et de perdre du  temps car chacun a ses habitudes» argue t-elle. Si cette transalpine ne voyage pas avec d’autres équipages, elle témoigne toutefois une réelle sympathie pour « le peuple des camping-caristes ». Que ce soit chez elle à Brescia, en Lombardie, ou sur les forums Internet, Maura adore échanger récits de voyages et bonnes adresses avec ses pairs. Il arrive aussi qu’elle en rencontre sur la route. Le matchisme qui colle parfois à la peau de cette communauté de routards ? Cette femme au regard doux le réfute en une phrase: « chez nous au moins, hommes et femmes se comportent comme à la maison! ».

Une passionnée des grands espaces

Seul point noir, selon elle, qui vient ternir l’image du camping-cariste:  « les rassemblement sauvages, bien aimés de mes compatriotes, qui sont parfois envahissants ». Maura ne leur jette pourtant pas la pierre, puisqu’« hors saison, on voit d’énormes parkings déserts, bloqués par de maudites barrières. » Elle regrette aussi la fermeture de certaines aires très connues en France comme celle de Trèbes sur le Canal du Midi ou le grand parking des remparts d’Aigues-Mortes en Camargue. Mais notre exploratrice, au sourire plein de malice, préfère positiver: « cela nous a conduit à prendre des itinéraires un peu écartés, qui nous ont donné de magnifiques surprises !» Si elle ne désertera pas la France malgré les difficultés de stationnement, Maura a aujourd’hui des envies d’ailleurs. Son rêve ? Visiter le Canada et en particulier le Québec, où elle a de nombreux amis francophones. Notre aventurière y trouvera, sans aucun doute, les grands espaces, «trop rares en Europe », qui rassasieront son irrésistible appétit d’espaces nature et  sauvages.


Cet article est paru dans notre magazine Esprit Camping-Car #22
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1 réponse
  1. Donata
    Donata dit :

    Bonjour ! Je voudrais contacter a Maura parce que je ne trouve pas le site par Internet ou elle ecrivait de ses voyages….vous pouvez m’aider ? Merci .
    Donata

    Répondre

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