PEINTURE D’UN CAMPING – CAR en classe premium !
Fort de sa nouvelle méga cabine gonflable, Jérôme Jouanné, fondateur de RCCD30, peut enfin redevenir peintre, un métier exigeant qu’il adore ! Aujourd’hui, l’un de ses clients est venu de loin pour harmoniser la teinte de la face avant de la cabine de son Fiat Ducato avec la cellule couleur champagne signée Bürstner pour une esthétique plus premium encore…

ÉTAPE 1 : dépose des éléments
Carrossier de formation avec plus de 20 ans d’expérience, notre technicien a su éviter les pièges du démontage de tous les éléments de la face avant avec ses outils spécifiques. En effet, souvent de fragiles et délicates pattes de fixation sont dissimulées et imposent un ordre dans la dépose des pièces. Le tout sans ajouter une rayure, ni oublier les sigles divers, bien sûr ! Des opérations bien plus délicates et chronophages que vous pourriez le penser. Si le capot moteur est bien en acier, la calandre et les deux enjoliveurs de phares sont en plastique technique thermodurcissable donc insensible aux dégraissants solvants…

ÉTAPE 2 : préparation des éléments à repeindre
Pour illustrer notre sujet, nous allons nous focaliser sur les deux pièces principales de la façade avant de la cabine du Fiat Ducato, à savoir la calandre et le capot moteur. Ces derniers ayant déjà parcouru des dizaines de milliers de kilomètres vont devoir être nettoyés en profondeur contrairement à des éléments neufs en usine. Après le lessivage soigneux et un nettoyage à la brosse dans les recoins, Jérôme utilise des tampons à dépolir pro de différentes couleurs selon la configuration pour obtenir une bonne accroche du futur apprêt.

Mêmes opérations sur les 2 enjoliveurs de phares avec ici, l’aspiration finale d’un nettoyant dégraissant antistatique comme sur les autres éléments. Ceci permet d’éliminer tous les résidus dus au lavage, les traces grasses, dont le redoutable silicone en surface, qui nuisent à l’accrochage de l’apprêt et au rendu optimal de la peinture finale.

L’apprêt est ensuite appliqué par Jérôme utilisant le pistolet à air comprimé pour pulvériser régulièrement en prélevant manuellement totalement le résultat final…

ÉTAPE 3 : en cabine
Après avoir mis en place le capot moteur sur un support rotatif et orientable selon les besoins, notre technicien déroule du papier et procède au masquage des parties internes mais aussi externes comme des poignées ou un sigle trop délicat à ôter. Notez que la (vaste) cabine aux montants pneumatiques est elle-même maintenue en pression positive pour empêcher les poussières de rentrer et bien ventiler à l’extérieur les solvants et le brouillard des laques via des filtres.
Dans une seconde phase, Jérôme applique avec des tampons d’essuyage, un ultime nettoyage au dégraissant antistatique, une propriété capitale qui repousse la poussière.
Astuce pro : Celle-ci est encore chassée grâce à plusieurs passages au pistolet à air comprimé, une opération qui sera aussi réalisée ultérieurement via le pistolet à peinture…


ÉTAPE 4 : Préparation des laques
Grâce à la référence de la teinte constructeur et mieux encore vu l’âge respectable du véhicule de presque 20 ans, avec un spectrophotomètre, Jérôme vérifie la teinte obtenue avec le reste de la cabine. Notez que le spectrophotomètre, préalablement bien étalonné, permet d’approcher au mieux la teinte réelle en corrigeant la composition finale de la teinte de référence constructeur, ici Golden White 506. Cette opération est rapide via un PC qui reçoit les mesures du « spectro » dans son progiciel qui dépend de la marque des peintures tels que Glasurit, NEXA autocolor ou RM.
Dans la seconde phase, on mélange dans le pot doseur du pistolet à peinture, 600 ml, la laque de base avec ses pigments de couleur et le durcisseur incolore selon un pourcentage bien précis. Ce dernier dépend essentiellement des conditions météo du jour et des réglages du pistolet (pression, buse et débits).



ÉTAPE 5 : Application des laques
Retour dans la méga-cabine de peinture sous pression et ventilation où notre technicien en combinaison de propreté procède à un ultime nettoyage au solvant antistatique et des lingettes spéciales de finition afin d’ôter au maximum les poussières qui deviendront bien visibles dès l’application de la laque finale : celle-ci agit toujours comme un impitoyable révélateur de défauts qui font toute la différence entre un pro et un amateur !


Masque en place, nous voici enfin arrivés à l’étape tant attendue et toujours aussi spectaculaire de la mise en couleurs ! Avec un spray dans le plan vertical et après avoir encore soufflé de l’air pur avec le pistolet à peinture, Jérôme commence par le capot moteur puis la calandre en 2 parties sans oublier les 2 enjoliveurs de phares. Pour un rendu parfait donc sans surcouches, il procède à 25 cm avec des mouvements de balayages bien réguliers.


Une fois le dernier élément laqué, notre technicien peut appliquer la seconde couche sur le premier déjà sec. Ainsi, le capot moteur se pare d’une teinte régulière et surtout bien uniforme grâce à l’œil expert et toute l’expérience de Jérôme.
ÉTAPE 6 : Contrôle du rendu
À l’aide d’une lampe LED dédiée, notre technicien inspecte la qualité du laquage grâce aux reflets et avec certains angles de vue bien précis. Une opération que l’on retrouve aussi chez tous les constructeurs et qui donne parfois lieu à des
retouches manuelles après les robots de peinture.


ÉTAPE 7 : Vernis de finition
Hors de la cabine devenue irrespirable sans masques, Jérôme prépare le bol du pistolet éclairant avec du durcisseur pour le vernis final très délicat à appliquer. Sachez que ces résines transparentes apportent la brillance, l’éclat satiné ou scintillant voire mat mais aussi la résistance aux microrayures et au vieillissement de la teinte par les rayons UV.


Après un ultime dépoussiérage à la lingette puis l’air comprimé, notre technicien applique le vernis durcisseur avec un soin tout particulier. En effet, ce dernier révélera la moindre imperfection de surface, pollution au silicone ou de laquage ! C’est bien la raison pour laquelle, ce pistolet est équipé d’un anneau LED lumineux pour mieux voir le rendu et l’uniformité de
l’application du vernis final.


ÉTAPE 8 : Contrôles en cabine avant remontages
À ce stade, après une période de séchage du vernis qui dépend des dosages dans le bol du pistolet, on peut revenir contrôler les résultats sur les différents éléments en peinture. Pour ce faire, Jérôme utilise des lampes LED dédiées et son œil d’expert avant de laisser bien sécher les pièces. Le lendemain, il pourra les remonter délicatement avec des gants afin d’obtenir une magnifique cabine intégralement en couleur « champagne » comme en rêvent ses propriétaires !


POUR EN SAVOIR PLUS
RCCD30
https://reparation-campingcar-gard.com
62 chemin de cabiargues
30500 POTELIERES
Tél : 06 75 47 47 68
Mail : rccd30@sfr.fr





