Camping-car en Auvergne : itinéraire de 7 jours
Un camping-car en Auvergne, c’est d’abord un décor : des cônes volcaniques alignés comme des taupinières géantes, des lacs de cratère, des villages de pierre et des routes qui montent sans prévenir. C’est aussi une région qui demande un peu d’organisation, parce que les étapes les plus belles se trouvent là où la route se resserre. Voici un itinéraire de sept jours, de Clermont-Ferrand au Puy-en-Velay en passant par le Cantal, avec les chiffres vérifiés et nos conseils de stationnement.
Camping-car en Auvergne : le plan de l’itinéraire sur 7 jours
Le circuit suit une logique simple : on commence par les volcans les plus célèbres, on monte vers les lacs, on file dans le Cantal pour le village de Salers et le puy Mary, puis on redescend vers Le Puy-en-Velay. Aucun kilométrage n’est annoncé ici, volontairement : les distances dépendent de votre point de départ et des routes que votre GPS pour camping-car vous autorisera. Calculez-les avant de partir, de préférence avec un outil qui tient compte du gabarit.
Prévoyez un jour de plus si vous voulez marcher, et un jour de moins si vous voulez seulement rouler. Le rythme proposé laisse du temps aux visites sans transformer le voyage en course.
Jours 1 et 2 : le puy de Dôme et la chaîne des Puys
Difficile d’imaginer un voyage en camping-car en Auvergne sans passer par le puy de Dôme. Le sommet culmine à 1 465 m, selon Camping-Car Magazine. L’ensemble du site a été inscrit au patrimoine mondial de l’UNESCO en 2018 sous le nom de « Haut lieu tectonique Chaîne des Puys – faille de Limagne » : le bien couvre 24 223 hectares, avec une zone tampon de 16 307 hectares, d’après la fiche officielle de l’UNESCO. On est donc loin d’une simple colline.
Côté pratique, le magazine Camping-Car décrivait en septembre 2023 un parking gratuit d’environ 1 000 places au pied du puy de Dôme, avec un espace de 15 places réservé aux camping-cars et partagé avec les autocars. Ces informations datent : vérifiez-les avant de partir, surtout en pleine saison. Le train à crémaillère Panoramique des Dômes, en service depuis 2008, grimpe au sommet en une quinzaine de minutes depuis la gare située au niveau du parking. On peut monter en train et redescendre à pied, ce qui fait une belle boucle sans effort excessif.
Les plus sportifs préféreront le sentier des Muletiers : environ 6 km de montée, 400 m de dénivelé positif et près de deux heures, d’après la même source. Prévoyez de bonnes chaussures et de l’eau, même par beau temps.

Pour dormir, Camping-Car Magazine signale une aire de services à Orcines, route de Limoges, prévue pour une cinquantaine de camping-cars, et une autre à Orcival, à une vingtaine de kilomètres. Là encore, la source date de 2023 : appelez ou consultez l’application que vous utilisez habituellement avant de rouler. Pour comprendre comment organiser vos nuits en dehors des aires, notre guide où dormir en camping-car reste la référence.
Jour 3 : le lac Pavin et les monts Dore
Deuxième étape majeure d’un camping-car en Auvergne : le lac Pavin, à Besse-et-Saint-Anastaise, dans le Puy-de-Dôme. Il se trouve à 1 197 m d’altitude. C’est un lac de cratère, formé par une explosion de vapeur au contact du magma, ce que les géologues appellent un maar. Sa profondeur maximale atteint 92 m, ce qui en fait le lac le plus profond d’Auvergne, et il a environ 6 900 ans, d’après sa fiche de l’encyclopédie en ligne Wikipédia. C’est aussi le plus jeune volcan de France métropolitaine, toujours selon cette source.
Le site reçoit environ 200 000 visiteurs par an. Autant dire que l’été, il faut arriver tôt. Hors saison, la balade autour du lac devient un moment de calme que l’on garde longtemps en tête. À proximité, le puy de Sancy culmine à 1 885 m, selon Camping-Car Magazine.
Si le temps tourne, gardez un plan B : une étape au chaud, un marché de village, une visite de fromagerie. Les routes de montagne se parcourent mieux par temps dégagé, et rien ne vous oblige à tout caser dans la même journée.
Jours 4 et 5 : cap sur le Cantal et Salers
Le décor change en route vers le Cantal. Salers est classé parmi les Plus Beaux Villages de France, rappelle Camping-Car Magazine dans son dossier sur le Cantal. Le village se visite à pied, de préférence tôt le matin ou en fin de journée pour éviter la foule. La commune est aussi connue pour son fromage fermier au lait cru, que vous trouverez sur les marchés et chez les producteurs.
Pour les camping-caristes, ce même dossier précise que Salers dispose de parkings diurnes en périphérie, tous payants, avec un ticket à placer derrière le pare-brise. L’aire de services compte deux bornes. Le camping municipal Le Mouriol propose des emplacements spécifiques hors de l’enceinte du village, avec accès aux douches et aux sanitaires. Ces informations datent de juillet 2021 : les tarifs ont pu changer, nous n’en donnons donc aucun. Renseignez-vous avant de partir.

Le même article suggère de pousser jusqu’aux burons, notamment la Maison de la Salers et la Maison de la Gentiane (sur réservation à l’Espace Avèze, d’où part le train touristique Gentiane Express). La ferme de Fouey, à Saint-Bonnet-de-Salers, permet d’assister à la fabrication du fromage. Les amateurs de produits du terroir trouveront de quoi remplir le frigo, mais pensez à la charge : notre guide pour peser son camping-car vous évitera les mauvaises surprises au retour.
Jour 6 : le puy Mary, la montée qui se mérite
Le puy Mary culmine à 1 783 m dans le Cantal. Il fait partie du parc naturel régional des Volcans d’Auvergne et porte le label Grand Site de France sous le nom de « Puy Mary, volcan du Cantal ». Il est le vestige du plus grand stratovolcan d’Europe, indique Wikipédia, sans donner de dimension. Depuis le pas de Peyrol, le sentier le plus court demande environ une heure aller-retour. Il est raide par endroits et aménagé en marches de béton.
Un conseil, tiré de Camping-Car Magazine : la route du puy Mary est décrite comme étroite, et le stationnement près des burons difficile à trouver. Roulez lentement, laissez passer les véhicules qui arrivent en face et évitez les créneaux de forte affluence. Si votre camping-car dépasse un certain gabarit, renseignez-vous sur les conditions de passage avant de vous engager. Dans le doute, mieux vaut laisser le véhicule sur une aire en contrebas et monter à pied.
C’est aussi l’étape où l’on mesure ce qu’est vraiment un voyage en Auvergne : le paysage change vite, et la météo avec lui. Emportez une veste, même en été.
Jour 7 : Le Puy-en-Velay, l’arrivée en beauté
Dernière étape de ce camping-car en Auvergne : Le Puy-en-Velay, en Haute-Loire. La chapelle Saint-Michel d’Aiguilhe, perchée sur son piton rocheux, s’impose dès l’arrivée. Elle se voit de loin et se photographie de partout. La ville se visite à pied : le camping-car n’a rien à y faire.
Pour le stationnement, le site de tourisme myhauteloire.fr décrit une aire de services place Maréchal Leclerc, près du pôle d’échanges de la gare. Elle compte 27 emplacements dont trois XXL, ouverts toute l’année 24 heures sur 24, avec eau, vidange des eaux grises et noires, électricité en 6 A et wifi. Une navette gratuite dessert le centre-ville toutes les 20 minutes du lundi au samedi, selon la page consultée, dont la dernière mise à jour remonte à septembre 2025. Les conditions tarifaires ne figurent pas dans la page : renseignez-vous avant d’y aller.

Quand partir et comment adapter l’itinéraire
Nous n’avons pas de calendrier chiffré à vous donner, et nous préférons le dire plutôt que d’inventer des températures. Un principe simple suffit : plus vous voyagez tard dans l’année, plus vous devez raccourcir les étapes de montagne et garder de la marge. Le lac Pavin et le puy Mary se trouvent à plus de 1 100 m d’altitude, ce qui suffit à expliquer qu’on y sente la fraîcheur avant le reste de la région.
Si vous n’avez que quatre ou cinq jours, scindez le circuit en deux. Gardez le puy de Dôme, le lac Pavin et Le Puy-en-Velay pour une première fois, et réservez Salers et le puy Mary pour un voyage ultérieur. Le Cantal mérite d’être pris en entier. À l’inverse, si vous avez dix jours devant vous, ajoutez des nuits à la ferme ou chez des producteurs : c’est la meilleure façon de ralentir le rythme et de profiter de la région sans compter les kilomètres.
À notre avis, le meilleur moment reste celui où l’on n’a pas besoin de réserver son stationnement trois semaines à l’avance. C’est un point de vue de magazine, pas une statistique : à chacun de juger en fonction de ses contraintes.
Préparer son camping-car en Auvergne : nos conseils pratiques
Le premier conseil concerne la route. En Auvergne, les cartes ne mentent pas : les routes de montagne serpentent et grimpent. Vérifiez vos freins, surveillez la température du moteur dans les montées, et prenez votre temps dans les descentes. Les camping-cars lourdement chargés souffrent plus que les autres.
Deuxième conseil : prévoyez des nuits de repli. L’été, les aires proches des sites les plus célèbres se remplissent tôt. Hors saison, certaines peuvent fermer ou réduire leurs services. Gardez toujours sous la main deux ou trois solutions de stationnement pour la soirée, et connaissez les règles de base : notre article aire de camping-car gratuite ou payante vous aidera à y voir clair.
Troisième conseil : adaptez le calendrier à la météo. Les sommets se couvrent vite, les sentiers deviennent glissants. Consultez les prévisions la veille et ne forcez jamais une ascension par mauvais temps. Une journée perdue en montagne n’a jamais gâché un voyage, une glissade si.
Pour ceux qui aiment enchaîner les régions, voyez aussi nos itinéraires voisins : camping-car en Ardèche, camping-car dans le Jura et camping-car dans les Vosges.
Questions fréquentes sur le camping-car en Auvergne
Peut-on monter au puy de Dôme en camping-car ?
Camping-Car Magazine décrit un parking au pied du puy de Dôme avec un espace réservé aux camping-cars, puis la montée en train à crémaillère ou à pied. Vérifiez les conditions d’accès avant de partir, l’information datant de 2023.
Combien de jours prévoir pour un camping-car en Auvergne ?
Sept jours permettent de voir les grands sites sans courir, du puy de Dôme au Puy-en-Velay. Un voyage plus court oblige à choisir entre volcans et Cantal.
Où dormir à Salers en camping-car ?
Selon Camping-Car Magazine (2021), Salers dispose de parkings diurnes payants en périphérie, d’une aire de services à deux bornes et d’un camping municipal, Le Mouriol, avec des emplacements dédiés. Vérifiez la situation actuelle auprès de l’office de tourisme.
Faut-il craindre les routes de montagne en camping-car ?
Elles demandent de la prudence : la route du puy Mary est décrite comme étroite par Camping-Car Magazine. Roulez doucement, évitez les créneaux de forte affluence et préparez votre véhicule.
L’Auvergne se dévoile à mesure qu’on s’y attarde. Reste une question : en sept jours, en aura-t-on seulement fait le tour ?



