Salon des Véhicules de Loisirs

Clap de fin pour cette 55ème édition du Salon des Véhicules de Loisirs du Bourget. De retour après une année off, le Salon du VDL a attiré la lumière et les visiteurs. Résumé de ces neufs jours intenses.


Une popularité nouvelle et bienvenue

Les quatre halls disponibles ont vécu au rythme des allées et venues des visiteurs, des constructeurs, des médias venus en masse pour cette 55ème édition du Salon du Bourget. Pendant ces neufs jours, le marché du véhicule de loisirs a eu le sourire en constatant de visu sa popularité sans faille.

Cette popularité se voit facilement avec le nombre de médias présents pour faire des reportages radios, TV ou sur les réseaux sociaux à la mode du moment. Des grandes chaînes de télévision n’ont pas hésité à envoyer leurs fines lames réputées au cœur du Parc des Expositions du Bourget. Il faut bien admettre que de voir des grandes pontes de la télé s’intéresser positivement à notre art de vivre nous change de ce qu’on pouvait voir comme émissions dans le passé.

La prise de pouvoir des vans et fourgons aménagés

Aujourd’hui, rouler en camping-car, en van aménagé n’est plus perçu comme un acte de beaufitude comme le laissaient transparaître les reportages d’il y a quelques années. Non, aujourd’hui, cette vie de nomade est tendance, elle fait rêver les plus jeunes et même les moins jeunes, les couples comme les familles. Le changement est radical. A tel point que des émissions entières sont consacrées à ces aventuriers des temps modernes en camping-cars.

Savourons donc notre plaisir. Mais le Bourget n’était pas réservé uniquement à cette évolution médiatique. Heureusement d’ailleurs. Cette 55ème édition a consacré la prise de pouvoir des vans et fourgons aménagés. C’est bien simple, il ne reste quasiment plus aucun constructeur généraliste classique à ne pas disposer d’une gamme spécifique du genre. Jadis, nous connaissions quelques spécialistes auxquels on ajoutait des artisans-aménageurs aux idées originales. Aujourd’hui, les artisans sont moins nombreux, les spécialistes, pour beaucoup, rattachés à quelques grands groupes, ces groupes ouvrant les lignes de production de fourgons aménagés à leurs marques vedettes.


L’absence du groupe Hymer remarquée

Il ne faut pas se leurrer, la très forte demande fait le bonheur des constructeurs qui, pour bon nombre d’entre-eux, y voient un bon moyen de faire du chiffre et d’afficher une croissance solide. Vu que les toits relevables plaisent, tous les constructeurs en proposent. Effet logique et constaté cette année au Bourget (comme à Düsseldorf d’ailleurs, lors du Caravan Salon). Frôlera-t-on une surdose dans les mois à venir ? Méfiance.

Cette année, l’ensemble des marques du groupe Hymer étaient absentes. Une absence remarquée par les visiteurs. Vous êtes d’ailleurs nombreux à nous en avoir parlé lorsqu’on se croisait dans les allées ou sur un stand. A nos yeux, la crédibilité du Salon des Véhicules de Loisirs n’a pas été entachée par cette absence, même si cela fut préjudiciable de ne pas avoir la chance de disposer de l’intégralité de l’offre existante sur le marché français cette année. Malgré tout, l’offre était nombreuse.

Les groupes français, symboles d’une industrie tricolore de qualité

L’absence de Hymer Group a aussi permis d’ouvrir les yeux sur la solidité des trois gros groupes français. On critique souvent le made in France et l’industrie tricolore, mais sur le secteur des véhicules de loisirs, cette industrie est performante. Trigano s’impose comme le leader européen du marché et voit ses bilans annuels être continuellement en pleine croissance. Au Bourget, les stands de ses fleurons, Chausson et Challenger, ne désemplissaient pas, bien aidés par plusieurs modèles innovants. L’entreprise mayennaise Rapido s’impose également à l’international. Sa reprise de Westfalia avait fait parler et surpris. Aujourd’hui, la mythique marque allemande vit bien, est sauvée et est de retour sur le devant de la scène. Pilote, le troisième larron bleu, s’illustre également en France comme en Europe. Le lancement de sa nouvelle marque Joa a attiré bon nombre de visiteurs et confirme que le groupe maîtrise avec habileté l’ensemble des segments du marché, du camping-car premier prix au plus luxueux (Le Voyageur/Frankia), du van aménagé court sur patte au fourgon aménagé industriel.

Les surprises innovantes des caravanes

Ce Bourget a surpris, à nos yeux, par l’innovation venue des caravanes. Ces dernières, ramenées dans le Hall 2B, tout proche du Hall 1 et ses accessoires, ont attiré le regard et suscité un réel enthousiasme des visiteurs, surpris par ce renouveau que plus personne n’espérait. Contrairement au Caravan Salon de Düsseldorf, le Salon des Véhicules de Loisirs n’a jamais été un point névralgique du marché des gros intégraux luxueux. Cette année encore, seuls Concorde et Morelo étaient présents pour nous offrir cette part de rêve. C’est peu et c’est bien dommage.


La reprise des voyages unanimement appréciée

Comme à chaque édition, les fédérations de clubs de camping-caristes étaient présentes pour présenter leurs programmes de voyages. Après une longue pause en raison de la pandémie, les voyages en camping-cars ont enfin repris. Les clubs ont le sourire, les voyagistes également. La période de vaches maigres est derrière ces agences (Thellier Voyages, Cap Latitude, Orcada Voyages) qui proposent, de nouveau, des destinations magiques et des circuits qui font rêver. Certains n’apprécient pas les voyages organisés, qu’ils ne considèrent pas comme du «vrai camping-car», d’autres, bien plus nombreux qu’on ne l’imagine, apprécient de découvrir des nouvelles contrées sans avoir à organiser leur périple.

Des nouveaux services plus proches du besoin des utilisateurs

Dans les allées du Bourget, les rencontres sont toujours nombreuses, toujours passionnantes tant les discussions et débats peuvent durer longtemps, très longtemps. C’est lors de ces échanges qu’on apprend, souvent, que vous cherchez à changer de camping-car, que vous essayez de trouver votre idéal. Cette année, des services aux camping-caristes ont été mis en avant. Nous pensons, par exemple, à WeekAndGo dont le site sera bientôt opérationnel et vous permettra de réaliser votre quête de votre camping-car ou fourgon aménagé idéal. On songe également à Yescapa et son excellent service de location entre particulier qui, par ricochet, offre une possibilité de rentabiliser votre investissement initial.

La livraison, le GROS problème de cette nouvelle saison

Pour finir, si vous êtes venus au Bourget cette année et avez décidé de craquer sur un des modèles présents, vous avez appris que votre achat devrait prendre du temps à vous être livré. C’est le gros souci de cette nouvelle saison. Les constructeurs, confrontés à une pénuries des composants et des matières premières, ne peuvent, aujourd’hui, garantir une livraison rapide. Certains devront même arrêter parfois leurs lignes de production dans l’attente de l’arrivée des châssis. Notre secteur est dépendant des fabricants de châssis. Ceux-ci font-ils des véhicules de loisirs leur priorité ? Assurément non et bien malin qui peut prévoir les réels délais de livraisons des camping-cars commandés pendant le salon cette année. Il vous faut donc vous armer de patience avant de profiter de votre camping-car neuf et rutilant. On parle de douze mois chez certains constructeurs, plus encore chez d’autres. C’est rude. Mais profitez-en pour préparer vos futurs périples, pour réviser vos gammes sur la sécurité en camping-car, sur la conduite et sur les bonnes manières à adopter lorsque vous stationnez à l’étape. Ces mois à venir vous apporteront plus de connaissance et vous donneront encore plus envie de prendre la route et de vivre votre nouvelle vie d’aventuriers.


On a aimé

  • L’offre conséquente présente malgré l’absence du groupe Hymer
  • La popularité du salon du VDL auprès des médias traditionnels
  • Des visiteurs connaisseurs et toujours plus curieux
  • La bonne ambiance  dans les allées
  • Les innovations aperçues chez les caravanes, sur certains modèles de camping-cars
  • La présence du nouveau Ducato
  • La piste d’essai, de plus en plus demandée

On n’a pas aimé

  • L’absence d’animation fortes
  • Les délais de livraisons énormes annoncés aux acheteurs
  • L’absence du groupe Hymer
  • Une mise en avant moindre des innovations et des nouveauté
  • Un grand salon doit décerner des prix, le SVDL doit se doter d’un jury populaire et créer une cérémonie de remise de prix à chaque édition
  • L’espace rencontre/cinéma trop peu mis en avant pour les amoureux des voyages
1 réponse
  1. René
    René dit :

    Salon 2021 bien triste pas de nouveautés ! Pas d’animation en soirée, espace réduit holl 3 absent, c’est mon 14 eme salon et franchement je suis desçu.

    Répondre

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